Un coup dur a été porté au marché clandestin des produits pharmaceutiques contrefaits dans le département du Couffo. Dans la nuit du jeudi 30 juillet, la Police républicaine a saisi près de trois tonnes de médicaments illicites au domicile d'une commerçante à Azovè.

 

Les saisies de médicaments illicites se multiplient dans la région.

 

La traque aux « pharmacies par terre » porte à nouveau ses fruits. Grâce à des renseignements précis, le Directeur départemental de la Police républicaine du Couffo a dépêché, jeudi 30 juillet aux alentours de 21 heures, les éléments du Peloton de surveillance et d’intervention (PSI) d’Aplahoué pour une opération coup de poing dans le quartier Djimadohoué, à Azovè.

 

Près de 3 tonnes de produits illicites découvertes. Il s'agit d'une commerçante soupçonnée de tenir un commerce parallèle de produits pharmaceutiques dangereux. Lors de la perquisition du domicile, une modeste habitation comprenant une chambre, un salon et une cour arrière, les forces de l'ordre ont découvert un véritable entrepôt clandestin.

 

Comprimés, sirops et divers produits d'origine douteuse s'y entassaient. Au total, la pesée officielle fait état de 2 903 kilogrammes de produits pharmaceutiques contrefaits enrayés du circuit.

 

Un réseau d'approvisionnement transfrontalier

Interrogée sur place par les enquêteurs, la suspecte n'a pas nié les faits. Elle a reconnu être la propriétaire de cette marchandise de contrebande, précisant qu'elle s'approvisionnait régulièrement auprès de fournisseurs venus d'un pays voisin.

 

Face à l'ampleur de la saisie et au risque majeur que représentent ces produits pour la santé publique, la mise en cause a été immédiatement transférée à Cotonou. L'enquête a été confiée à la Brigade économique et financière (BEF), qui aura pour mission de remonter la filière et d'identifier l'ensemble des complices de ce réseau transfrontalier.

 

Cette opération d'envergure rappelle la détermination des autorités béninoises à éradiquer la vente illégale de médicaments et à protéger les populations contre les dangers de la médecine de rue.