Quarante-cinq jours seulement après son investiture, le nouveau Chef de l’État béninois, Romuald Wadagni, imprime déjà sa marque. Entre diplomatie offensive et filet social ultra-prioritaire, ses premières décisions séduisent jusque dans les rangs de la jeunesse engagée. Pour le leader d’opinion Victorin Kevo, alias Kevic, le ton est donné : le président respecte ses promesses de campagne.

 

 

Quarante-cinq jours. C'est le timing symbolique choisi par les observateurs de la vie politique béninoise pour dresser un premier bilan d'étape de la présidence de Romuald Wadagni. Et le moins que l’on puisse dire, c'est que le rythme imposé par le nouveau locataire de la Marina suscite une vague d'optimisme. Parmi les voix qui s'élèvent pour saluer ce démarrage sur les chapeaux de roues, figure celle du jeune leader Victorin Kevo, plus connu sous le pseudonyme de « Kevic ».

 

Pour ce dernier, l’heure n’est plus au doute, mais à la constatation des faits : « Lors des campagnes électorales, il l'a promis et l'a fait vraiment. Je parle des urgences vitales qui sauvent la population », a-t-il déclaré avec conviction, décrivant Romuald Wadagni comme un dirigeant pragmatique et fidèle à ses engagements.

 

Le social au cœur des « urgences vitales »

 

Si les premiers pas du président Wadagni récoltent une large adhésion populaire, c’est avant tout grâce à l'impact immédiat des mesures sociales décrétées. Deux décisions phares retiennent particulièrement l’attention et soulagent le panier de la ménagère :

 

L’éducation pour toutes : L'instauration de la gratuité scolaire pour les filles, du primaire jusqu’au secondaire. Une mesure d'envergure qui enlève une épine du pied de milliers de parents à l'approche des rentrées et favorise l'inclusion.

 

Le pouvoir d'achat préservé : La réduction ciblée des loyers et des taxes des boutiques dans les nouveaux marchés urbains. Une bouffée d'oxygène pour les petits commerçants, durement touchés par l'inflation locale.

 

Pour Kevic, ces actions de proximité prouvent à suffisance que le chef de l'État reste profondément « à l'écoute de son peuple », traduisant ses slogans de campagne en décrets concrets.

 

Diplomatie de sécurité : le rapprochement avec l'AES

Au-delà des frontières nationales, c’est sur le terrain de la coopération bilatérale et de la sécurité régionale que Romuald Wadagni marque des points stratégiques. Ses récents voyages diplomatiques, notamment vers les pays membres de l'Alliance des États du Sahel (AES), signalent un virage clair dans la doctrine sécuritaire du Bénin.

 

Face à la menace grandissante de l'extrémisme violent qui frappe la sous-région, le Chef de l'État mise sur la solidarité africaine et le partage de renseignements. Ces déplacements chez les « pays frères » démontrent, selon les analystes, que les questions de sécurité transfrontalière sont traitées au plus haut niveau de l'État avec le sérieux qu’elles exigent.

 

Un leadership qui inspire la jeunesse

 

En quarante-cinq jours, Romuald Wadagni semble avoir réussi son pari : rassurer les partenaires extérieurs tout en protégeant les populations les plus vulnérables. En qualifiant le président d'« homme plein de conviction en qui il faut croire », le jeune leader Victorin Kevo se fait le porte-parole d'une frange de la jeunesse béninoise qui veut voir en ce mandat celui de la rupture par l'action et la parole donnée. Le cap est fixé, reste à maintenir la trajectoire sur la durée.

 

La Rédaction