🔘 Il évoque les potentialités économiques de la culture de gingembre dans la commune d'Aplahoué
L’École supérieure de Management du Bénin (ESM-Bénin) vient une nouvelle fois de démontrer son rôle d’incubateur de solutions pour le développement national. Devant un jury d'experts, l'étudiant Agbévo Camille Sotodji a décroché avec brio son diplôme de Master en Entrepreneuriat et Gestion des Projets, en obtenant l'excellente note de 17,5/20.
Sa recherche, particulièrement ancrée dans les réalités locales, s’est penchée sur un levier de croissance encore sous-exploité : les potentialités économiques de la culture du gingembre dans la commune d’Aplahoué.
Le gingembre à Aplahoué : Une réponse à l'urgence de la diversification agricole
Face au défi majeur de la diversification agricole au Bénin et à la nécessité d'accroître les revenus en milieu rural, l'étude de Agbevo Camille Sotodji tombe à point nommé. En s’appuyant sur les concepts de l’agri-entrepreneuriat et l’approche chaîne de valeur, le nouveau impétrant démontre que la culture du gingembre à Aplahoué n’est pas qu’une simple alternative, mais une filière hautement rentable.
L'analyse du marché mondial et régional met en lumière un constat frappant : la demande pour ce rhizome est en forte hausse, et l'offre locale actuelle reste bien en deçà des besoins. Une opportunité en or pour la commune d’Aplahoué, qui dispose d'atouts naturels et humains indéniables : des sols ferrugineux tropicaux particulièrement adaptés; un climat subéquatorial favorable; une main-d'œuvre jeune et disponible; un savoir-faire local déjà éprouvé dans la culture des rhizomes.
Pour coller au plus près de la réalité, le chercheur a mené une enquête rigoureuse auprès de 78 acteurs de la filière à Aplahoué. Si l'intérêt des producteurs pour le gingembre est palpable, le diagnostic SWOT (Forces, Faiblesses, Opportunités, Menaces) réalisé par l'impétrant soulève plusieurs barrières structurelles qui freinent l'envol de la filière :le coût prohibitif des semences; le manque criant d'appui technique et d'encadrement; l'accès complexe aux crédits agricoles; l'enclavement des zones de production.
Loin de se contenter d'un simple constat, Camille Agbevo Sotodji propose un modèle clé en main. Sur le plan technique, il prône un itinéraire moderne et respectueux de la nature : utilisation de semences saines, fertilisation organique et lutte intégrée contre les bioagresseurs pour minimiser l’impact environnemental.
Sur le plan financier, les chiffres présentés ont convaincu le jury. Pour l'exploitation d'un hectare (1 ha) de gingembre : l'nvestissement requis est 2 164 800 FCFA pour un rendement estimé de 12 tonnes / ha.
En ce qui concerne la rentabilité, une Valeur Actuelle Nette (VAN) positive, un Taux de Rentabilité Interne (TRI) de 28%, et un retour sur investissement garanti en moins de 5 ans.
« Le gingembre peut être un véritable moteur de transformation économique à Aplahoué. Mais pour cela, il est impératif d'assurer aux producteurs un encadrement technique solide et un accès simplifié au financement », a plaidé le candidat lors de sa présentation.
Un jury séduit par la pertinence du travail
La qualité scientifique du document, la maîtrise du sujet et la pertinence des solutions proposées ont été saluées par un jury de haut rang. Présidé par le Dr AISSI Roitinos (Maître-assistant du CAMES et enseignant à l'ESM), le jury comptait également parmi ses membres Madame Eline TCHANHOUN et M. GODONOU T. Barnabé.
En attribuant la note majeure de 17,5/20, le jury sanctionne positivement un travail académique utile, qui trace la voie vers une agro-industrie béninoise plus résiliente et génératrice de richesses pour les communautés rurales. Agbévo Camille Sotodji fait ainsi une entrée remarquable dans le cercle des experts en gestion de projets agricoles.
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Félicitations
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