À l'occasion de l'édition 2026 de la Journée internationale de sensibilisation à l'albinisme, la députée Alimatou Badarou a réuni des centaines de personnes à Cotonou. Au-delà des festivités, la parlementaire a lancé un plaidoyer fort pour une meilleure prise en charge médicale et l'insertion sociale des personnes atteintes d'albinisme, émettant le souhait de voir la Première Dame du Bénin parrainer cette cause.
Le siège de la deuxième Maison africaine de protection de l’enfant albinos à Cotonou a servi de cadre à l'événement le samedi 13 juin dernier. Sous l’impulsion de l'honorable Alimatou Badarou, députée de la 15è circonscription électorale et présidente d’honneur de l’Organisation des femmes du Bénin (OFB), la communauté s'est mobilisée massivement pour célébrer l'édition 2026 de la Journée internationale de sensibilisation à l’albinisme.
Placée sous le thème évocateur : « Regard d’amour pour chaque enfant albinos : brisons les barrières, éclairons leur avenir », cette commémoration a rassemblé des centaines de participants, parents, militants des droits humains, autorités et bénéficiaires tous unis par la même volonté farouche de faire de l’inclusion une réalité tangible au Bénin.
Un plaidoyer vibrant pour l'insertion et la santé
Loin d'être une simple formalité festive, cette journée a servi de tribune à la députée Alimatou Badarou pour porter la voix d'une frange de la population encore trop souvent marginalisée. Prenant la parole, la présidente d'honneur de l'OFB a plaidé avec insistance pour une amélioration substantielle de la prise en charge (médicale, dermatologique et ophtalmologique) des personnes atteintes d'albinisme, tout en insistant sur l'urgence de leur insertion sociale et professionnelle.
Pour briser durablement les barrières des préjugés et de la discrimination, l'élue du peuple a formulé un vœu symbolique et stratégique : elle souhaite vivement que la Première Dame du Bénin devienne la marraine officielle de cette catégorie d'acteurs. Un tel soutien de la part de l'épouse du chef de l'État permettrait de donner un coup de projecteur institutionnel et humanitaire sans précédent à cette cause.
Le choix de la deuxième Maison africaine de protection de l’enfant albinos pour abriter les manifestations n'est pas anodin. Il rappelle l'existence de structures locales dédiées, qui ont cruellement besoin d'appui pour mener à bien leur mission de protection et d'accompagnement.
En réunissant la communauté autour de ce « regard d'amour », Alimatou Badarou et l'Organisation des femmes du Bénin rappellent que l'albinisme n'est pas une fatalité, mais une condition qui nécessite solidarité, protection de la peau contre les rayons solaires, et surtout, une égalité des chances face à l'avenir. Le message est lancé, et l'appel vers la haute sphère de l'État attend désormais un écho favorable pour que s'éclaire, enfin, l'avenir de chaque enfant albinos du Bénin.
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