L’Université d’Abomey-Calavi engage une refonte en profondeur de son offre de formation au niveau master. Le vendredi 15 mai 2026, l’établissement a officialisé le transfert des programmes de master, jusqu’alors logés dans les écoles doctorales, vers les facultés, écoles et instituts. Dans la foulée, elle acte la disparition de la distinction entre master recherche et master professionnel dès la rentrée 2026-2027.
Cette décision marque l’aboutissement d’un processus engagé sous la précédente équipe rectorale et poursuivi par le recteur Charlemagne Babatoundé Igué, en poste depuis novembre 2025. La cérémonie, conduite par le premier vice-recteur aux affaires académiques, le professeur Tahirou Djara, s’est tenue à l’occasion d’un atelier consacré à l’appropriation du nouveau référentiel pédagogique.
Désormais, la responsabilité des masters incombera aux Unités de Formation et de Recherche. Celles-ci seront chargées de concevoir des parcours intégrant à la fois les exigences de la recherche et les besoins du monde professionnel, conformément aux décrets gouvernementaux publiés en mai 2026.
L’année académique 2025-2026 constitue une période de transition. Les UFR y poursuivent le recrutement en master professionnel, tandis que les mentions « recherche » et « professionnel » demeurent provisoirement en vigueur. À compter de 2026-2027, elles s’effaceront au profit d’un diplôme unique, conçu pour ouvrir aussi bien la voie doctorale que l’accès direct à l’emploi.
Sous l’impulsion du recteur Félicien Avlessi, la coordination technique de la réforme a été confiée au professeur Sylvain Kpenavoun Chogou. L’ambition affichée consiste à recentrer la gouvernance pédagogique au sein des UFR, à fluidifier les parcours et à renforcer la cohérence de l’offre de formation.
Pour les étudiants, l’accès au doctorat passera désormais par ce master rénové. Selon les profils, des enseignements complémentaires pourront être prescrits avant l’admission en école doctorale.
Avec cette réorganisation, l’Université d’Abomey-Calavi entend aligner son architecture académique sur les standards internationaux et gagner en lisibilité. L’avenir des écoles doctorales, désormais recentrées sur la formation doctorale et l’animation scientifique, reste à préciser dans les textes d’application.
Méchack AHOUANDJA
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