La scène, d’une violence inouïe, s’est déroulée lors d’une cérémonie funéraire. Un homme, persuadé de son invulnérabilité mystique, a perdu la vie après avoir demandé à ce qu’on lui tire dessus pour tester son « grigri ».

C’est une démonstration de force qui a viré au fait divers tragique. Dans une localité du Ghana, ce qui devait être une preuve de puissance spirituelle absolue s’est transformé en un drame sanglant sous les yeux d’une assistance pétrifiée. Un tradipraticien local, réputé pour ses connaissances en sciences occultes, a succombé à ses blessures après l'échec de son propre rituel de protection.

 

Selon les informations rapportées par plusieurs sources locales, dont Globalblog, l'homme se targuait de posséder le secret de l’Odeshi (ou Tounglo), une protection mystique censée rendre le corps humain impénétrable aux projectiles d'armes à feu.

Profitant du rassemblement lié à des funérailles, moment de forte ferveur traditionnelle, le praticien a voulu faire une démonstration publique de son don. Convaincu de l'efficacité de son charme, il a demandé à un tiers de pointer une arme sur lui et de presser la détente.

 

Une issue fatale immédiate

 

Le coup de feu est parti, mais le miracle n'a pas eu lieu. Le projectile a transpercé la barrière « mystique », touchant de plein fouet le tradipraticien. Ce dernier s’est effondré instantanément, laissant la foule dans un état de choc total. Malgré l’intervention rapide des secours et les tentatives désespérées de réanimation, le décès a été constaté peu après.

 

Ce type d’incident, bien que rare, n’est pas une première dans la sous-région, où la croyance aux protections occultes reste profondément ancrée. Ce drame relance le débat sur la dangerosité de ces pratiques et la nécessité de sensibiliser les populations sur les limites du mysticisme face à la réalité balistique.

« C’est une tragédie qui rappelle que la foi, aussi profonde soit-elle, ne peut défier les lois de la physique sans conséquences dramatiques », commentait un témoin de la scène sur les réseaux sociaux.

 

Une enquête a été ouverte par les autorités locales pour déterminer les circonstances exactes du tir et situer les responsabilités, notamment celle de la personne ayant manipulé l'arme.

 

L'ÉCLAIRAGE